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Myrtille Dumonteil
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Quelques beaux objets
à vendre ou vendus par Art Valorem
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18 novembre 2010 | Pistolet
signé Boutet
Vente
cataloguée | 18 novembre 2010
Adjugé 11500
€
Nicolas Boutet,
arquebusier ordinaire du roi Louis XVI est nommé directeur
artistique de la manufacture de carabines de Versailles en 1792. En
1798, il est nommé directeur général des
manufactures d'armes de Versailles et des ateliers de réparation
de France jusqu'en 1833.
La manufacture d'armes de Versailles eu une réputation nationale
et internationale pour la qualité et la beauté de ses
armes d'honneurs et de luxe.
Ces armes exceptionnelles étaient offertes aux dignitaires, aux
notables et aux dirigeants. Le répertoire décoratif
faisiat référence à l'Antiquité Grecque,
Romaine et Egyptienne.Nicolas Boutet employait les matériaux les
plus nobles et les plus précieux.
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22 avril 2010 | Plat à
tondino, Urbino XVIe
Vente
cataloguée | 22 avril 2010
Adjugé 198
000 €
Rare plat à
tondino en faïence à
décor en
plein
polychrome représentant la fuite de Camille (Eneïde
XI) ,
représentation de Métabus en armure poursuivit
par les
Volsques , qui lance sa fille Camille liée au bout de sa
pique
pour la délivrer.
Normalement sur la
gravure et sur
certains
plats c’est Diane qui se trouve sur le
côté droit du
plat pour sauver l’enfant. Au premier plan, le
personnage nu représente un
fleuve qui
tient une jarre, le tout dans un paysage. A 12 h, se trouve dans
un écusson , les armoiries aux trois
croissants de la
famille Vitelli (citta de Castello)
, il porte au dos
l’inscription « il fortunato scampo e Camilla -
historia
» vers 1540. diam : 26 cm (infimes défaut
d’émail).
Bien que ce plat ne
soit pas signé, nous pensons
qu’il est
l’œuvre du plus grand peintre d’Urbino : Francesco
Xanto Avelli da
Rovigo
(c1486-c1542).
Nous connaissons
plusieurs exemples avec ce même
décor
utilisé d’après une gravure de Marco
Dante
d’après Raphaël, à
Sèvres, au Louvre et
à la Wallace Collection.
Bibliographie
:
comme pièce similaire dans les majoliques des
musées
nationaux 1974 , photo n°850 p 265 signée de Xanto
et
daté 1533 et le numéro 861 acquisition Campana
signé Xanto et daté 1531 ; n° 894 p82 du
musée
de Sèvres inventaire 21048 , leg Sagnier 1946.
Xanto
(pottery-Painter-poet-man of the italian renaissance par
J.V.C-Mallet the wallace Collection 2007 pour un modèle
similaire N°54 p 157 attribué à.
La gravure
d’après l’œuvre de
Raphaël
n’est pas toujours reproduite de la même
manière
dont nous faisons référence. Metabus reproduit une
figure de la bataille gravée par Marco
Dante (Bartsch XVI 420). Camille d’après un amour du
Parnasse de
Marc-Antoine
d’après Raphaël ( Bartsch XVI 247).
La figure couchée au premier plan reproduit une partie
d’un couple gravé par Marc Antoine
d’après
Jules Romain ( Bartsch XIV 231).
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7 juillet 2009 |
Râpes
à tabac
Vente
classique | 7 juillet 2009
Le tabac a
été rapporté des
Amériques au XVè siècle par les
conquistadors et
répandu dans toute l'Europe au XVIè
siècle.En
France, c'est jean Nicot en 1560, ambassadeur de France au Portugal qui
importa le tabac à priser pour soigner les migraines de
Catherine de Médicis. Devenu à la mode, il prend
le
nom "d'herbe à la reine".Durant les XVIIè et
XVIIIè siècles, le tabac se présente
sous forme de
longues carottes composées de feuilles
séchées et
enroulées qui pour être prisé doit
être
réduit en poudre par une râpe. Plus pratique le
tabac
à râper remplaça le tabac à
priser en 1725
et la tabatière se substitua à la râpe
à
tabac.
Lors de notre vente
au enchères du 7
juillet prochain, nous disperserons une collection de râpes
à tabac de petite taille, ce qui permettait de la loger dans
une
poche et d'en faire un objet personnel et précieux. Du
début du XVIIIè siècle, elles sont
Française ou Flamande, en buis, bois à
incrustations de
nacre ou en ivoire, finement sculpté de scènes
d'amour
(le tabac est réputé aphrodisiaque) ou
armorié
avec les emblèmes royaux en référence
à la
reine. Elles sont estimées entre 300 € et 1500
€.
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Février
2009 |
Pastel
Vente
classique | 3
février 2009
Adjugé
2300 €
Anonyme, travail
français du XVIIIe
siècle. Portrait d'enfant. Pastel encadré sous
verre.
La technique
du pastel connait son apothéose au XVIIIe siècle.
Maurice-Quentin Latour le "Prince des pastellistes",
Jean-Siméon
Chardin, Jean-Baptiste Perronneau et Jean-Etienne Liotard tous grands
pastellistes, sont des peintres de cour et réalisent des
portraits ou des natures mortes.
Le pastelliste applique
les bâtonnets,
très friables, ils laissent des pigments sur le support.
L'instabilité du pastel permet au pastelliste de
mélanger
les couleurs et de créer des effets de fondus. Effets qui
fait
vibrer les couleurs, rend la matière palpable et donne un
sentiment de vie à la peau. La pastel témoin de
la
société de l'ancien régime tombe en
désuétude après la
révolution.
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Février
2009 |
Cheval de manège
Cheval
de manège cabré en bois
naturel vernis, yeux en sulfure. Quelques restaurations, renfort aux
pieds. Hauteur:
142 cm.
Attribué à Bayol. (1884-1909)
Vente
classique | 3
février 2009
Adjugé
3000 €
Gustave
Bayol ouvre
à Angers en
1884, un atelier de sculpture, rapidement il se spécialise
dans
la fabrication de manège. Les chevaux se
présentent par
groupe de trois, cabrés ou sauteurs. Les modèles
français ont la tête orientée
à droite .Les
chevaux de fabrication Bayol se caractérisent par une fine
sculpture, des oreilles hautes et des veines du museau saillantes. Le
plus souvent ils sont recouverts d'une riche polychromie. Ce cheval a
été décapé et vernis ce qui
est assez
fréquent , Il est rare de les trouver avec leur peinture
d'origine. Ces animaux "mythiques" portaient une plaque d'attribution
de fabrication Bayol prés de la selle. Un
cheval très
semblable au nôtre, mais ayant conservé sa
polychromie,
s'est vendu 4500 € en août 2008. Son "petit
frère" se
trouve au musée de Chantilly. |

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Avril 2008 | Micro
mosaïque
Tableau
en micro mosaïque, XIXème
Vente
classique | 25 avril 2008
Estimé
1500€
| Adjugé 2350€
Une véritable
révolution technique
permet la création de micro mosaïque dans l'atelier
de
mosaïque du Vatican à la fin du XVIIIe
siècle.
Cesare Aguatti et
Giacomo Raffaelli, deux
peintres réputés en mosaïque
découvrent
la technique des
émaux filés,
qui permet la
fabrication de minuscules tesselles de moins de un
millimètre.
Antonio Aguatti invente les "Malmischiati",
émaux dans lesquels se mélangent
plusieurs couleurs
et qui présentent des nuances variées. La palette
est de
10 000 tons et peut compter jusqu'à 560 tesselles au
centimètre carré.
Sous le premier Empire
pendant l'occupation
française et jusqu'au milieu du XIXe siècle, les
visiteurs font le succès et la réputation de ces
micro
mosaïques.
Cette technique est
employée pour
décorer les objets de la vie quotidienne :
tabatières,
bijoux, meubles, tableaux. Les thèmes sont souvent les
monuments
romains, des scènes religieuses ou des paysages.
Aujourd'hui encore, le
Vatican, qui est toujours
un haut centre de production, offre aux chefs d'état des
mosaïques comme cadeaux diplomatiques.
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cliquez sur l'image pour
l'agrandir
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Février 2008 |
Plaques
photographiques
Ensemble de plaques
photographiques au gélatino bromure d'argent
(début
20ème)
Vente
classique | 14
février 2008
Adjugé 6500€
Julien (Jules) Bessonneau, fils d'un industriel d'Angers,
a beaucoup
voyagé au début du 20ème
siècle.
Dans ses malles, sa
chambre noire ne le quitte
pas.
Il va ramener des centaines
de plaques de
verre au
gélatino-bromure d'argent.
Ces images en positif sont un
témoignage unique d'un autre temps.
Ses plaques sont
minutieusement
répertoriées :
1902-1903 : voyage en
Inde, Chine, Japon,
Etas-Unis
1909-1910 : inondation
d'Angers
1909 : voyage
à Trouville
1910-1911 : voyage en
Inde (Pondichéry,
Bombay...)
1913 : voyage en Afrique
Ci-contre une chasse
à
l'éléphant.
Pilote dans
l'armée, il nous a
laissé également de nombreuses photographies
aériennes et un
étonnant reportage de plusieurs
dizaines de photographies sur la chute d'un dirigeable
Zeppelin.
Dés 1901, il
sera à l'origine des
premiers hangars en toile pour avions. Hangars qui vont porter son nom
-"le Bessonneau"- et seront fabriqués par
l'entreprise
familiale qui deviendra un véritable
empire.
Dans ses malles on
retrouve également
tous ses appareils
photographiques (chambre noire) et des
visionneuses. Ces plaques de
verre au gélatino-bromure
d'argent ont été inventées par Richard
L. Maddox
en 1871. On utilise le verre comme support à
l'émulsion
photographique. Plaques sèches prêtes à
l'emploi,
elles se conservent durant de longues périodes. Ce
procédé permet également des prises de
vue
instantanée sans temps de pose. Tous ses avantages en
faisaient
à l'époque le procédé
photographique le
plus facile à utiliser au cours d'un voyage.
Ces plaques sont un
témoignage
ethnographique et photographique unique. C'est un bond dans le temps
où voyager était synonyme d'aventure et de
découverte !
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Février 2008 |
Coupe
libatoire
Coupe libatoire en corne de
rhinocéros
(Chine, époque Ming, 18ème
siècle)
à
décor sculpté de
personnages dans un barque devant des maisons et des pins
détachés sur un côté et de
l'autre d'un
bouvier sur son buffle descendant une montagne. L'anse en forme de
tronc de pin. Chine, XVIIIe. Petits éclats. Longueur 12,3
cm.
Hauteur 7,5 cm.
Vente
classique | 14
février 2008
Adjugée
9800€
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Février
2008 | Fonds
d'Atelier
Fonds d'atelier de
Renée Bernard
(1906-2004)
Liste
complète sur demande
Vente
classique | 14
février 2008
Au cours de cette vente
nous
présenterons près de soixante-dix
œuvres de
cette artiste disparue en 2004.
Renée Bernard
était
attachée à l'art figuratif. Elle tirait son
inspiration
de la peinture fauve en traduisant ses émotions par des
mosaïques de masse polychrome où les couleurs pures
jouent
avec la luminosité des blancs. Elle partageait son temps
entre
son atelier Parisien et celui des Trois Cyprés à
Oytier
Saint Oblas (Dauphiné). Elle a beaucoup voyagé
également en Afrique et aux Antilles.
Elle a reçu
de nombreux prix dont 4 prix de
l'Institut et
le prix de l'AOF. Certaines de ses
œuvres sont
conservées par les musées de Dieppe, Vienne
(Isère) et celui de Grenoble.
Bibliographie
:
Renée Bernard
SNIDI 1981
"Provence,
Dauphiné, Bretagne" Collection
Terres des Peintres 1999
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"Parc à
Oytier Saint
Oblas,1992", huile sur toile, 97 x 130 cm
Estimation : 400/600
euros
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Février 2008 | Vase
de
Delaherche
Auguste Delaherche
(1857-1940)
Vase ovoïde en
grés
émaillé à coulures bleu, vert, rouge,
signé
en creux du cachet circulaire Auguste Delaherche, n°6766.
Hauteur 33 cm | diamètre 23 cm.
Vente
Arts Décoratifs du
XXème
| 14 février 2008
Estimé
1200/1500€ |
Adjugé 1700€
Auguste Delaherche est
né en 1857
à Beauvais. C’est à
Armentières, prés
de sa ville natale qu’il a réalisé la
plus grande
partie de son œuvre. Acteur du mouvement art nouveau, il
préconise l’égalité des arts
entre eux et
« l’art dans tout ». Il
veut
réaliser un art populaire à la portée
de chacun.
En 1887 après
une formation à
l’école des arts décoratifs, il
rencontre le
céramiste Ernest Chaplet qui lui cède le bail de
son
atelier, rue Blomet à Paris. Dés 1888, le
musée
des arts décoratifs lui achète plusieurs
pièces.
Il est encensé par les critiques et les amateurs
à
l’exposition universelle de 1889.
C’est
l’époque des fameux
vases aux plumes de paon, dont un exemplaire est conservé au
musée d’Orsay. Deux vases avec ce décor
ont
été adjugés 21500€
à Paris le 23 mars
2005.
Fort de son
succès, il ouvre une boutique
à Paris
prés de
l’Opéra. Sa production est très
variée :
potiches, plats décoratifs, petits vases... Les
pièces
sont produites en petites séries autour de douze
exemplaires.
Céramiste prolifique, on compte prés de 22500
pièces. Il a produit également des
éléments
de décors intérieurs et extérieurs
comme des
cheminées, des carreaux ou des épis de
faîtage.
André Paulin
en 1932 décrit les
vases vendus dans ce magasin comme « de
rutilants
assemblages de grès flambés aux couleurs
lumineuses,
lilas, pourpres, violets, aux tons subtils et chatoyants comme des
soies rares ou richesses plus profondes en tons sombres, des bronzes
verts et bleus, scintillant de points d’or, des
coulées
sourdes, gardant comme une chaleur cachée du feu ardant qui
les
fit naître ».
C’est de cette période que
peut être daté notre vase. En effet il porte la
petite
marque circulaire (type 2) utilisée par Delaherche entre
1887 et
1894 rue Blomet. Ce cachet est reconnaissable par les quatre tirets en
losange qui séparent son prénom de son nom. Les
pièces de cette époque portent
également un
numéro d’ordre allant jusqu’à
7750. Notre
vase lui porte la référence 6766. Stylistiquement
il
correspond aux vases vendus dans sa boutique et décrit par
André Paulin. Son œuvre est sobre, la forme est
simple et
robuste, ce qui valu à Delaherche le surnom de
« poète du
grés ». Ce grès,
d’une belle couleur rouge et de texture fine,
caractérise
sa production. L’utilisation d’émail
sous forme de
coulures trouve son inspiration dans la céramique chinoise.
Entre 1891 et 1892,
Delaherche s’installe
à Héricourt prés de Beauvais (cachet
rond de
grande taille). Puis il s’installe définitivement
à
Armentières aux « Sables
Rouges »
jusqu’à son exode et son
décès en 1940.
Où voir des céramiques
d’Auguste Delaherche ?
Musée
d’Orsay, Musée des
Arts Décoratifs, Musée de l’Oise.
Et bien sûr
dans les ventes aux
enchères !
Quelques
lectures :
Rêves
d’argile, secrets
d’émail, aux éditions Somogy.
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Vases à
décor
aux plumes de paon, adjugés 21500€ en 2005
:
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